31.01.2009
Les châteaux de la richesse viticole : le domaine
La cave : c’est la fierté du propriétaire ! Elle est faite pour être vue de loin. Il peut y avoir plusieurs vaisseaux de cave.

Les foudres sont alignés et séparés par une allée centrale ou latérale. Ils ont été remplacés par la suite par des cuves en ciment. Le pressoir pouvait être à l’entrée de la cave. A l’étage de la cave, le plancher était percé des trappes à l’aplomb des foudres.


Les communs du château : Ils mettent aussi en valeur le domaine.
Les bâtiments d’exploitation ont des situations variées. Ce sont soit des anciens bâtiments qui ont été adaptés à la viticulture, soit de nouveaux bâtiments, souvent construits avant le château ou dans la même que le château, par l’architecte, pour assurer l’unité architecturale.
Ils s’organisent souvent autour d’une cour centrale, ils comprennent :
• Le logement du personnel : régisseur et ramonet
• Les écuries, les bergeries, le poulailler, le pigeonnier, la forge …
• Quelquefois il existe des écuries de selle qui ont vu le jour avec la mode de l’équitation qui s’est développé, à cette époque, dans les classes aisées. Avec l’arrivée de l’automobile ces écuries de selles ont souvent été transformées en garage.

L’alimentation en eau du domaine : L’eau est nécessaire pour la vinification et le personnel. Certains domaine possèdent des châteaux d’eau ou sont alimentés par des sources ou des forages.

Au château de Rouière (34 - Quarante), une éolienne a été construite par Auguste Bollée en 1898 (Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1987). Ce type d’éolienne a été présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. Le modèle sera ensuite vendu sur catalogue et aura un grand succès commercial en France et à l’étranger. Chaque exemplaire, pourtant produit en série, pouvait être adapté sur place selon les désirs de l'acquéreur et les situations. La différence qui existe entre une éolienne classique et l’éolienne créée par Bollée vient de son système ingénieux d'orientation en fonction de la direction du vent. En effet, le créateur de ce type d'éolienne a mis au point une roue auxiliaire qui lui permet de s'orienter toute seule en fonction du vent dominant. Il n'y a donc pas nécessité d'ajouter un gouvernail comme sur une éolienne classique.

Un mur de clôture entoure la propriété qui est munie d’une grille d’entrée en fer forgée plus ou moins élaborée (au Terral et à Preissan). Il relie souvent entre eux les différents bâtiments et met en valeur la propriété.



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18.01.2009
Les châteaux de la richesse viticole dans les environs d'Ouveillan
Le château de Sériège - Cruzy (34)

Propriété de la famille d'Andoque, son architecture et son décor s'inspirent de la Renaissance italienne. Ce château figure parmi la liste des travaux de l'architecte Alexandre Garros. En fait, il ne s ’agit que d’une façade : à l'intérieur il n'y a que les plancher, et il ne fut jamais habité.
Ce château aurait été conçu par Alexandre d ’Andoque pour son petit neveu qui ne l’a jamais habité et a revendu le domaine à André d’Andoque en 1907. Sa date de construction (1884) est portée sur la façade.







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Les châteaux de la richesse viticole : l'organisation intérieure
Au sous-sol se trouvaient les cuisines, l’office, les réserves, la buanderie, le cellier, le bûcher et la chaufferie lors de l’apparition du chauffage central.
Au rez-de-chaussée, les pièces sont en enfilade ou distribuées autour du vestibule. On y trouve également la salle à manger, le grand salon, les petits salons, le fumoir, le salon de musique, la bibliothèque et la salle de billard.



Un escalier permet d'accéder à l'étage. Il prend naissance dans le vestibule. Il est souvent en marbre ou en bois précieux et il est éclairé par des vitraux.

Les chambres, dont le volume et la décoration diffèrent selon les occupants (adultes, invités, enfants) sont au 1er étage. Un lit, souvent à baldaquin, occupe la chambre et un cabinet de toilette était placé dans la tour quand c’était possible ou un réduit.

Au deuxième étage et dans les combles était logée la domesticité.
La décoration intérieure des châteaux
Dans le style Renaissance, on met en œuvre le bois précieux du parquet au plafond, on aménage de hautes cheminées sculptées en bois ou en pierre, avec incrustations de marbre ou de marqueterie, le foyer est bordé de carreaux de faïence
La décoration intérieure des châteaux de style « brique et pierre » comporte des boiseries peintes en gris ou vert encadrant des murs tendus de tissu plus ou moins gai, les cheminées sont en marbre avec des consoles surmontées de glaces dorées. Des peintures occupent le dessus des portes.
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Les châteaux de la richesse viticole à Ouveillan
Les châteaux de la richesse viticole à Ouveillan
A la fin du 19e siècle et au tout début du 20e siècle, la viticulture est source de richesse pour la grande plaine biterroise et narbonnaise. Dans ce contexte économique favorable, les grandes familles bourgeoises, les propriétaires terriens, investissent dans le vignoble et construisent des châteaux aux toits en ardoise, entourés de parcs et de jardins.
Leur architecture reprend des modèles du passé : néo-médiéval, néo-Renaissance, néo-Louis XIII dit « brique et pierre ». Ces châteaux sont l’œuvre d’architectes à la mode comme Louis Garros (architecte bordelais) ou Léopold Carlier (architecte montpelliérain) mais bien souvent aussi l’œuvre d’architectes inconnus.
La commune d’Ouveillan ainsi que les communes qui nous environnent Cruzy, Capestang, Cuxac, Moussan ou Narbonne, possèdent toutes un ou des châteaux de cette période. Ils sont indissociables de notre paysage viticole, de l’histoire récente du Bas-Languedoc, de la viticulture et de celle du grand domaine foncier.
Ils ont fait l’objet de plusieurs études comme celle de Catherine Ferras à la fin des années 1980 et plus récemment celles de Jean-Denis Bergasse et de François Michaud.
Le château occupe souvent un lieu anciennement habité : villa gallo-romaine, château médiéval, grange cistercienne (Le Terral), commanderie Preissan. La construction du nouveau château va se superposer à l’ancienne occupation qui est démolie (Grézan), les anciens bâtiments sont relégués à l’état de dépendances (Sériège), enfin, le château peut s’accoler, remanier ou incorporer les anciens bâtiments.
Le château du Terral, de style néo-Renaissance est un des exemples les plus significatifs des châteaux de la richesse viticole. Il a été construit, de 1899 à 1909, par l’architecte bordelais Louis Garros pour André d’Andoque. Le parc, de forme triangulaire, a été dessiné par un architecte-paysagiste bordelais, très renommé, Le Breton.
Pour plus de détail sur ce château allez consulter la fiche établie par mon regretté collègue André Signoles, lors de la protection du château au titre des Monuments Historiques, avec le lien suivant http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/protection_historique/fiches11/Ouveillan-le-terral.htm







Le château de Preissan, de style « brique et pierre » en vogue sous Louis XIII, évoque l’architecture de la place des Vosges à Paris. Il est une parfaite imitation du château de Courances (91). Le parc comprenait un étang d’un hectare et une chapelle.








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27.06.2008
La grange cistercienne de Fontcalvy a failli être victime de la guerre !
L’histoire de la sauvegarde de la grange de Fontcalvy prend naissance en 1943. La zone libre est occupée et les troupes allemandes chargées de mettre en défense le littoral audois contre un éventuel débarquement des Alliés en Méditerranée, décident de récupérer les pierres de la grange pour construire leurs défenses.
Alerté par l’abbé Sigal, l’architecte Nodet modifie sa tournée d’inspection du 19 avril 1943 pour se rendre à Fontcalvy et juger de l’intérêt de l’édifice.
A l’issue de cette visite, l’inspecteur général Collin et lui-même envoient par la Sous-préfecture de Narbonne au service des Beaux-Arts du Ministère de l’Education Nationale de Vichy le télégramme suivant : « VOUS DEMANDONS TELEPHONER PERCHET NECESSITE CLASSER EXTREME URGENCE FERME FORTIFIEE 13° SIECLE FONTCALVY COMMUNE OUVEILLAN (AUDE) MENACEE DEMOLITION. PROPRIETAIRES CONSENTANTS. RAPPORT SUIT. AVISER DOCTEUR MEBIUS, COLLIN. NODET.»
Le rapport de visite est adressé à Monsieur le Directeur des Services d’Architecture – Monuments Historiques le 30 avril 1943. Il fait une description rapide de la grange accompagnée en marge d’un petit plan de Fontcalvy. En conclusion, l’architecte Nodet dit que « C’est un ensemble très intéressant d’architecture rural fortifiée du 13° siècle qui mérite le classement. Les troupes d’opération voulaient en faire une carrière : la mairie s’y était opposée. J’ai prescrit de réponde en cas de retour offensif que le monument était classé. »
Depuis la Révolution et sa vente comme bien national, la grange appartenait à plusieurs propriétaires aussi la mairie d’Ouveillan va rechercher les intéressés. Pour terminer, Nodet s’inquiète de ne pas avoir reçu l’avis d’ouverture de l’instance de classement et rappelle qu’il y a urgence.
Le 13 octobre 1944, les services des Beaux-Arts semblent s’inquiéter de l’état de l’édifice puisqu’ils demandent, par courrier, à l’architecte Nodet dans quel état les troupes allemandes l’ont laissé. Un courrier de Nodet en date du 28 octobre 1944 rassure et signale que la grange n’a subi aucun dégât.
Le 9 mars 1945, l’architecte Nodet indique dans un nouveau courrier « les évènements ne m’ont pas permis d’envoyer avant aujourd’hui un rapport de classement complet » et qu’il s’acquitte donc de celui-ci par ce courrier. Ce rapport comprend des renseignements d’ordre historique, une description architecturale et reformule sa demande de classement en précisant les parcelles concernées et en fournissant la liste des propriétaires.
Finalement, la grange de Fontcalvy est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêtés du 1er juillet 1946 et du 14 avril 1951.
A la fin des années 70, la grange, propriété d’une quinzaine de personnes, est dans un état d’abandon total. La municipalité a donc souhaité au début des années 80 se rendre propriétaire du bâtiment. C’est par des donations à la commune d’Ouveillan que les propriétaires céderont leur bien. Finalement en 1982, la commune d’Ouveillan devenait la propriétaire unique de la grange et demandait le classement de l’édifice au titre des Monuments Historiques. La grange a donc été classée Monument Historique le 9 décembre 1983.
Depuis l’édifice a fait l’objet de deux études préalables à la restauration et à la mise hors d’eau réalisées par les architectes en chef des Monuments Historiques, Dominique Larpin (1989) et Régis Martin (2001). Entre ces deux études, divers travaux d’entretien, bien souvent liés à son utilisation comme lieu de manifestations.
Victime de son succès, la grange subit de plein fouet les effets de la surfréquentation à certaines périodes de l’année et à sa désaffection le reste du temps.
Il est grand temps de prendre en main le destin de ce monument rural cistercien unique en France.
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18.06.2008
Les glacières
Les glacières étaient destinées à conserver la glace recueillie pendant l’hiver jusque dans l’été. De la fin de la période médiévale jusqu’au milieu du XIXe siècle, le climat de l’Europe est marqué par ce qui est connu sous le nom de « Petit Age Glaciaire » avec des hivers fréquemment rigoureux et donc pourvoyeurs de neige et de glace.
Dès le XVIIe siècle, se développe chez les nobles, la mode raffinée de consommer des glaces et des sorbets en été. Les besoins de conservation des aliments nécessite aussi du froid.
On va donc ramasser durant l’hiver, dans la Montagne Noire, dans les Pyrénées, la glace et la neige qui va être transportée et stockée dans des édicules souterrains, fermés de manière hermétique, appelés « glacières ». Elles sont aussi appelées puits à glace dans les Albères par exemple. Ces réserves de glaces se retrouvent dans les parcs de château mais aussi dans des endroits propices à cela, à proximité des villages.
Les premières glacières bâties semblent apparaître au XVIIIe siècle. Elles sont constituées d’une excavation cylindrique, elle sont maçonnées et couvertes d’un toit ou d’une voûte en coupole. Souvent, sur le côté nord, s’ouvre une porte donnant sur un petit couloir permettant d’entrer dans la glacière. Le toit est recouvert de terre lui donnant un aspect de dôme. La partie sommitale de la voûte est percée d’une ouverture permettant de verser la glace qui sera conservée dans la partie enfouie de la glacière. C’est l’apparition de l’électricité qui amènera l’abandon des glacières.
De telles glacières se rencontrent à Ouveillan mais aussi dans la campagne environnante : une magnifique non loin du Canal du Midi à La Croisade, sur le Mont-Carretou à Cuxac-d’Aude.
Photos de la glacière de La Croisade
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Le Castellas
Au sud du village, en bordure de l’étang salé, s’élève la butte du Castellas qui constitue l’emplacement de ce qui fut le premier château d’Ouveillan. Certains auteurs l’attribuent au XIe siècle, mais son aménagement et son occupation pourraient être antérieur d’un siècle au moins.
Un dossier des Archives Départementales de l’Aude (3J303) conserve une série de plans d’Ouveillan établis à partir des compoix sans doute. Un de ceux là figure la butte du Catellas qui est dénommée « Vestiges du vieux château ».
Dans les années 70, madame Bouïsset y a effectué quelques sondages : elle y aurait découvert et fouillé des silos. Mes souvenirs de ce site sont vagues, mais j’ai en mémoire la présence d’excavations circulaires dans la parcelle. Quand nous étions enfants, on nous disait de ne pas aller jouer là-haut car on risquait de tomber dans les « oubliettes ».
Une partie du Castellas a été bâti anciennement, mais la partie est libre de construction recèle dans son sous-sol des vestiges de ce château et de l’histoire de notre village.
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22.05.2008
Fontcalvy
10:45 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.04.2008
Bibliographie du patrimoine ouveillanais
La bibliographie du patrimoine d'Ouveillan est riche. Je mets en ligne une première version qui sera remise à jour régulièrement.
Sources
Archives parlementaires de 1787 à 1860, recueil complet des débats. Assemblée Nationale, 1888, p.476.
État sommaire des Archives départementales postérieures à 1790. AD de l’Aude, Imprimerie E. Roudière, 1911, p.5, 7, 16.
Inventaire sommaire des archives antérieures à 1790. AD de l’Aude, 1925. (folio 303 :réparation de l’église en 1690).
Bibliographie
ABBE, Jean-Loup. A la conquête des étangs : l'aménagement de l'espace en Languedoc méditerranéen. Toulouse : Presses universitaires du Mirail, 2006. Collection Tempus. 332 p.
ABBE, Jean-Loup Abbé. « Parcellaire et terroir en Languedoc au Moyen Âge. L’apport des terriers et des plans-terriers à travers l’exemple d’Ouveillan (Aude) ». In : Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle. Actes du Colloque de Paris (23-25 septembre 1998). éd. G. Brunel, O. Guyotjeannin et J.-M. Moriceau, Paris, Association d'Histoire des Sociétés Rurales et Ecole Nationale des Chartes, Bibliothèque d'Histoire Rurale, 5, Mémoires et Documents de l'Ecole des Chartes, 2002, 62, p. 361-380.
ANDOQUE, Nicolas d’, BLANC, Jean. L’abbaye de Fontfroide. Guide du visiteur. CAML, Supplément au tome 3. Centre d’archéologie médiévale du Languedoc,1985, p.27.
AUSSENAC, Julien. Vinhas e vinhairons d’Ouveilha . Cave coopérative des vignerons d’Ouveillan, mars 1996, 131 p.
BAUDREU, Dominique, FABRE, Ghislaine. "La formation des villages en Languedoc. Un urbanisme diversifié." Monuments historiques. Le Languedoc-Roussillon, mai-juin 1993, n° 18, p. 17-22.
BERGASSE, Jean-Denis. "Châteaux du vin". Vieilles maisons françaises, juillet 1997, n°168, p. 24-27.
BERGASSE, Jean-Denis. L'Eldorado du vin : les châteaux de Béziers en Languedoc. Montpellier : les Presses du Languedoc, 1994, 189 p., fig.
BONNERY, André. Matériaux et couleurs dans les églises romanes du languedoc. Les cahiers de Saint-Michel de Cuxa, XXVI, 1995, p.109-122.
BRUNEL, Ghislain, GUYOTJEANNIN, Olivier, MORICEAU, Jean-Marc (éd.). Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle. Actes du colloque de Paris (23-25 septembre 1998). Paris, Association d’Histoire des Sociétés rurales et École nationale des Chartes, 2002, 468 p.
BLANQUIER, A. "Le prieuré de Fontcalvy". Bulletin de la société d'études scientifiques de l'Aude, 1908, t. XIV, p. 32-33.
BOUISSET, Paule. « Rapport de fouille : sondage dans la grange cistercienne de Fontcalvy, travaux de déblaiement des salles du rez-de-chaussée ». octobre 1984.
BOUISSET Paule. « Observation de la couverture aérienne de la commune d'Ouveillan et de ses environs, tram d'un cadastre fossile? ». Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t. 41 : 1980-81.
BOUISSET, Paule. « Une fosse à détritus du Groupe de Véraza (Néolithique final, Chalcolithique) ». Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.39, 1977.
BOUISSET, Paule. « Note sur une deuxième poupée trouvée en Narbonnais ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, LXXVII, 1977,
BOUISSET Paule. « Les habitats antiques des Courondes, commune d'Ouveillan », Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.38 : 1976.
BOUISSET, Paule. « Le site archéologique de Chambard ». Occupation préromaine ». Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t. 37, 1975, p.21-36.
BOUISSET, Paule. « Un habitat rural gallo-romain à Ouveillan ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1975. LXXV, p.151-155.
BOUISSET, Paule. « La station de plein air de l'âge du bronze ancien de la Favarelle (Ouveillan, Aude) », Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1973. LXXIII
BOUISSET Paule. « Note d'information sur la découverte de sépultures d'époque visigothique à Ouveillan (Chambard », Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.35 : 1973.
BOUISSET Paule. « Le tènement de la "Carriérasse" et son chemin. Commune d'Ouveillan », Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.34 : 1972.
BOUISSET Paule. « Note sur un deuxième foyer chalcolithique sur le tènement de St-Pierre (Ouveillan) », Bulletin de Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1972. LXXII.
BOUISSET Paule. «Vestiges protohistoriques de la fin du deuxième âge du fer à Ouveillan (Aude) », Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1971. LXXI
BOUISSET Paule, RANCOULE Guy, SOLIER Yves. « Vestiges d'un habitat préromain dans la plaine d'Ouveillan (Aude) », Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.33 : 1971
BOUISSET Paule. « Note sur un foyer chalcolithique du tènement de Saint-Pierre (commune d'Ouveillan, Aude) », Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1970. LXX
BOUISSET Paule. «Trouvailles archéologiques au Fesc (Ouveillan) », Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.32 : 1970.
BOUISSET, Paule. « Un jouet d’enfant en terre cuite ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, LXIX, 1969.
BOUISSET Paule. «Excursion à Ouveillan et St-Pierre-la-Mer (Aude) », Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1968. LXVIII
BOUISSET Paule. « Préhistoire : Stations de plein air à Ouveillan (Aude) », Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1968. LXVIII
BOUISSET Paule. « Excursion à Ouveillan et St-Pierre-la-Mer (Aude) ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1968. LXVIII.
BOUISSET Paule. « Trouvailles archéologiques autour d'Ouveillan », Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t. 30 : 1968
BOUISSET Paule. «Archéologie d'Ouveillan : découverte de sépultures», Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.29 : 1966 et 1967, p.21-24.
BOUISSET Paule. «Période des invasions et moyen âge : Découverte d'un sarcophage d'époque barbare à Ouveillan (Aude)», Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1967. LXVII.
BOUISSET, Paule, RANCOULE, Guy. « Note sur un poinçon peu connu sur céramique estampée ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, LXVII, 1967, p.165-168.
BOUISSET Paule. « Préhistoire : Un fond de cabane chalcolithique au domaine de Sélicate à Ouveillan (Aude) », Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1966. LXVI
BOUISSET Paule. « Période Gallo-romaine : Prospections archéologiques autour d'Ouveillan (Aude) : Le dépôt d'amphores d'Aurquier, vestiges de villa aux Jasses ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1966. LXVI
BOUISSET Paule. « Autour d’Ouveillan ». Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, 1964-1965. LXV.
Bulletin analytique d'histoire romaine, Université Marc Bloch (Strasbourg), Groupe de
recherche d'histoire romaine, Université de Strasbourg, 14-15, 1975-1976, p. 295. (au sujet de Chambard).
CAZALS, Rémy, FABRE Daniel, BLANC, Dominique. Les Audois. Dictionnaire biographique. BSESA, 1990, p 11, 32, 33.
FERRAS, Catherine. Les châteaux du Biterrois. Languedoc-Roussillon. Monuments Historiques, n°127, p.58-61.
FERRAS, Catherine. Châteaux de la vigne en Biterrois et en Narbonnais. Groupe de Recherches en Géographie, Aménagement, Urbanisme, n°4, 1989, 159 p.
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LALLEMAND, Véronique. - Compte-rendu de la fouille de la grange cistercienne de Fontcalvy, Archéologie Médiévale, 17, 1987
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LALLEMAND, Véronique. La grange cistercienne de Foncalvy, rapport dactylographié, décembre 1985. Déposé au service régional de l’archéologie, DRAC Languedoc-Roussillon.
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LARGUIER, Gilbert. Mémoires historiques sur la cure et les curés d'Ouveillan composés par Me Joseph Amadou : éd., annotés et suivis de ; Un millénaire d'histoire ouveillanaise, 1977, 270 p.
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(Ouveillan d’après la notice des frères Palau au début du XXe siècle)
MOUYNES, Germain. Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 : Ouveilhan. Paris : P. Dupont, 1863. (AD 34).
PERRET, Vincent. « Excursion archéologique à Fontcalvy, Quarante et Ouveillan ». Bulletin de la Commission Archéologique de Narbonne, 1966-1967, p. 95-99.
Recueils de la Société Jean Bodin pour l'histoire comparative des institutions. 1936, p. 359, 360, 367.
ROLAND, Alice. « Les salines de Dieu ». Xe-XIIe siècle : la révolution des monastères. Les cisterciens changent la France. Les Cahiers de Science et Vie, n° 78, décembre 2003, p.78-83.
SABARTHES, Antoine, Dictionnaire topographique du département de l’Aude comprenant les noms de lieux anciens et modernes, publié par ordre du ministre de l'instruction publique et sous la direction du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1912.
SALCH, Charles-Laurent. Dictionnaire des châteaux forts et des fortifications du moyen-âge en France. Strasbourg : Publitotal. 1979, p.875.
SIGAL, Abbé. « Histoire archéologique de l'église romane d'Ouveillan. Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t.15 : 2e semestre1919, 1er et 2e semestres 1920, 1er et 2e semestres 1921, 1er et 2e semestres 1922
TROUVE, Baron. Description générale et statistique du département de l’Aude, Paris, chez Firmin Didot, Imprimeur du Roi, 1818, p. 307.
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Les façades d'Ouveillan, les décors peints
Les façades donnent sa qualité et son caractère à tout village ; elle font l’architecture du domaine public. Grâce à elles, on identifie un pays, une région et son histoire.
La façade est dessinée par le soubassement, les chaînes d’angle, les encadrements et les bandeaux : son architecture correspond à des règles de composition, de symétrie, d’alignement et de proportions.
Pendant des siècles, les murs ont été bâtis avec des matériaux locaux. La variété des pierres mise en œuvre reflète la géologie du territoire : du galet de rivière à la pierre de taille.
Leur mise en œuvre dans un bâtiment est fonction de leur nature, de leurs dimensions différentes et de caractéristiques techniques diverses.
La pierre de taille, posée à joint vif, est consacrée à la totalité des murs pour les bâtiments exceptionnels soit aux éléments structurants de la façade (encadrements, linteaux, chaîne d’angle, arcs…). La pierre de taille, coûteuse, a toujours été recherchée comme symbole de richesse et de puissance. Pour rester apparente, la pierre doit être de très bonne qualité, sa mise en œuvre doit être parfaite et les joints entre les pierres doivent être très fins pour éviter la pénétration de l’eau au cœur du mur. Son appareillage doit être exemplaire pour donner à la façade sa valeur esthétique et symbolique.
Pour les maisons ou les bâtiments utilitaires, les murs sont réalisés en pierres à peine équarries (moellons), de qualité inégale. La piètre qualité de ces matériaux est compensée par l’épaisseur des maçonneries et l’utilisation de chaux comme liant.
Le mur ainsi construit, à l’aspect irrégulier, était toujours recouvert et protégé par un enduit qui constitue d’abord une peau pour la maison. Il assure l’isolation et la protection du mur contre les eaux de pluie, le vent et les variations thermiques. Les bâtiments utilitaires (caves, remises) étaient aussi enduits . Ces enduits sont faits de chaux naturelle et de sables locaux qui laissent respirer la maçonnerie. L’enduit est aussi un décor qui imite et remplace les éléments de structure en pierre de taille et qui compote aussi de nombreux décors peints.
L’usage de l’enduit, d’abord signe d’aisance, souvent réservé aux propriétaires aisés, s’est largement répandu au cours du XIXe siècle dans l’ensemble de la population.
Mais depuis les années 50-70, on constate en France, que l’on fait la part belle à « la pierre apparente » pour réponde à la mode néo-rustique en détruisant irrémédiablement les témoignages de la réelle architecture ancienne et traditionnelle. Cette mode répondait aussi au goût savant du moment des architectes des Monuments Historiques qui mettaient systématiquement à nu les intérieurs des églises.
Ainsi, bien souvent les façades sont mises à nu, leur enduit est supprimé pour faire place à des façades de moellons légèrement jointoyés qui ne répondent pas au caractère languedocien du bâti villageois.
L’enduit est posé de manière couvrante associé à des lissages. La palette de couleur et les types de motifs utilisés sont assez restreints. Le décor apparaît souvent sous la génoise ou en encadrement de la façade. Les décors soumis aux intempéries et au rayonnement du soleil ont tendance à se dégrader et à disparaître. Les couleurs les plus employées sont l’ocre, le lie de vin, le blanc et le bleu.
Le décor apparaît sous forme de bandes d’encadrement de couleur différente (blanc, ocre) qui souligne les baies, la rive du toit et les chaînes d’angle.




Quelques motifs, rares, sont souvent peints au pochoir et se trouvent toujours sous la génoise comme ces motifs de lions que l’on retrouve sur deux maisons à Ouveillan. Les fausses chaînes d’angle et le faux - appareil sont très fréquents à Ouveillan. Sur certaines maisons, des bandes séparent les étages et soulignent l’entourage des fenêtres. La palette de couleur et le catalogue des motifs encore subsistants pourraient servir d’inspiration pour les futures rénovations de façades.


A Ouveillan, les dates portées sur les enduits laissent transparaître deux grande campagnes de traitement des façades : la seconde moitié du XIXe siècle qui correspond à la grande phase d’extension du village et de rénovation du bâti intra-muros et les années 1930.


Dans une prochaine note, les décors architecturaux.
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